Le miel de la vie et sa bile…

J’écoutais un écrivain italien ce matin dire que « ce sont trois choses essentiellement qui font la particularité d’un roman : le climat et l’atmosphère qui l’habitent, la musique de sa prose et ses personnages ». Je ne sais pas si c’est toujours vrai de tous les romans, mais ce sont bien les trois choses qui font la beauté de Sucre Noir. Le climat est tropical, la musique un quelque chose entre la symphonie magistrale et le tango, les personnages, eux, sont sculptés dans le moule des dieux et démons mythologiques. La tragédie n’est jamais là où on l’attend, mais toujours enfouie sous terre, invisible. Et pour le reste l’histoire se compose par grands chapitres dont les pages se tournent comme celles d’un livre. En deux cent pages nous parcourons trois siècles et trois générations ! Lire la suite

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Un coeur de pierre

le voyage d octavio.inddParfois il peut arriver qu’un premier roman soit d’une qualité littéraire, d’une beauté dans son style et d’une fluidité dignes des grands, très grands écrivains. Mais imaginez que le récit d’un tel premier roman revête aussi des atours borgésiens ! Eh bien, voici un exemple du prodige que je viens de décrire. C’est une étrange rencontre que nous offre de vivre Miguel Bonnefoy dans ce livre, Le voyage d’Octavio. Le récit est bref (cent vingt trois pages), l’histoire limpide et irréelle. Le tout est d’une grande poésie. Lire la suite

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