La lumière d’un feu amour…

La plume de John Baville est paisible et calme.
Elle s’apparente à une douce brise
qui nous souffle des mots secrets à l’oreille
et que nous saisissons
quelque long moment après son passage.

L’auteur de « La mer » nous revient donc avec une nouvelle merveille
qui, tout en étant aussi beau, m’a paru
un peu plus tendre,
un peu plus coloré,
un peu plus multiple.

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John Banville 2014LA LUMIÈRE DES ÉTOILES MORTES
(Ancient Light)
John Banville
éd. Robert Laffon, 2014

Traduit de l’anglais par Michèle Albaret-Maatsch

Lorsque tout devient stupide, que la vie est assaillie d’une bêtise improbable, et que notre esprit n’arrive plus à pénètrer le sens d’une lecture, quellle qu’elle soit, eh bien on peut compter sur l’écrivain Irlandais John Banville pour être plus fort que tout cela, et pour balayer l’insensé d’un revers de main ! La profondeur est la marque de fabrique de cet auteur. Quand bien même il le désirerait, au plus profond de son âme, sa plume ne parviendrait pas à naviguer en superficie, à mon avis !…

Vous avez tous très certainement lu son « La mer » qui remporta le prestigieux prix littéraire Man Booker Prize en 2005. Lire la suite

L’endroit le plus sombre est sous la lampe

Le récit est poignant…

Hannah Kent parvient à insérer tant d’humanité et de solidarité
dans ces pages teintées de mille nuances de
crème, de beige et de boueux
que l’on a du mal à discerner
la source de blancheur étincelante
qui vibre dans notre esprit à leur lecture…

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À la grâce des hommesÀ LA GRÂCE DES HOMMES
Burial Rites
Hannah Kent
éd. Presses de la Cité, sortie mai 2014
(v.o. éd. Little Brown Co. 2013)
Traduit de l’anglais par Karine Reignier

Ce livre est sans aucun doute un des meilleurs premiers romans que je n’ai jamais lus. J’ai bien tort d’ailleurs de le comparer aux premiers romans. Ce livre est magnifique, tout simplement. Et l’on se demandera comment une jeune australienne peut rendre si parfaitement sous sa plume une atmosphère de vie islandaise ! Lire la suite

Le navire enchanté

Whispering MuseTHE WHISPERING MUSE
Sjón
Éd. anglaise, 2013 (v.o. 2005)
Traduit de l’islandais vers l’anglais par Victoria Cribb

D’autres titres de cet auteur islandais sont traduits en français mais ce n’est pas encore le cas de celui-ci qui vient tout juste d’être traduit en anglais. L’écriture est sobre et s’abreuve à cette source délicieuse et désuète du langage employé dans les belles littératures d’antan. J’ai cru déceler un fond d’humour dans le texte, mais l’on se laissera surtout méduser par le surréel des mythes nordiques transposés dans la vie des personnages, bien réels. Et cette saveur particulière n’est pas sans nous faire penser à certains écrits d’Italo Calvino. Lire la suite

Rude poésie de la vie

entre ciel et terreENTRE CIEL ET TERRE
Jón Kalman Stefánsson
Éd. Gallimard, 2010 (v.o. 2007)
Traduit de l’islandais par Eric Boury

Nous sommes en Islande, dans le pays de J. K. Stefánsson. Il neige en avril, et la mer avale les hommes, ces pêcheurs qui vivent d’elle et qui s’y embarquent sans jamais penser à apprendre à nager. Coincés dans ces fjords entre la mer et la montagne, ces hommes et femmes sont des êtres de peu de mots. Que viendrait faire la poésie dans un tel contexte ? Lire la suite