Sornettes.

Les livres qui me plaisent moyennement, je n’en parle pas dans mon blog. Et ce Lincoln in the Bardo ne m’avait pas spécialement enchanté… Mais puisqu’il a remporté le Man Booker Prize 2017, puisqu’il a charmé les critiques, et parce qu’il a effectivement des qualités irréfutables, me voici à faire son article ! Lire la suite

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Lauréat du Man Booker Prize 2017

Je suis bien déçue, j’avoue.
Mon livre favori était le dernier roman d’Arundhati Roy qui avait été éliminé dans la deuxième sélection. Parmi les finalistes mon coup de coeur allait à Ali Smith pour son ‘Autumn’ et mon écrivain préféré tous livres confondus, dont son dernier ‘Exit West’, était Mohsin Hamid.
Bon. C’est George Saunders qui remporte le prix pour son ‘Lincoln in the Bardo’. Livre intéressant et original, mais dans lequel je n’ai jamais réussi à entrer vraiment ! Lire la suite

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La deuxième sélection du Man Booker Prize 2017

La deuxième sélection du Man Booker Prize 2017 a été annoncée mercredi. C’est un des prix littéraires que je chéris le plus, aussi je le suis chaque année avec ferveur. Parmi les 13 romans sélectionnés au départ j’en avais lu 5 et je voyais difficilement comment l’un d’entre eux pourrait être écarté. Mais voilà les choix étaient probablement difficiles à faire. Ainsi donc, à la suite de cette annonce j’ai été heureuse, malheureuse et bien embêtée ! Malheureuse de voir que le livre de Arundhati Roy « The Ministry of Utmost Happiness » avait été écarté. J’avais adoré ce roman… mais je comprends qu’il s’agit peut-être d’une lecture un peu exigeante et qu’on ne peut pas toujours récompenser les mêmes auteurs. Arundhati Roy ayant déjà été lauréat de ce prix dans le passé. Ensuite et simultanément j’ai été très heureuse de voir que les livres d’Ali Smith « Autumn » et celui de Mohsin Hamid « Exit West » avaient été retenus. J’avais été subjuguée par l’écrit d’Ali Smith, et j’adore l’écrivain Mohsin Hamid… Et maintenant je suis bien embêtée parce qu’il reste 3 romans parmi les finalistes que je n’ai pas encore lus, d’autant plus que je pensais me plonger enfin dans la rentrée littéraire française, elle-même bien riche et passionnante !!! Lire la suite

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Prendre la tangente végétale

La VégétarienneSait-on ce qui pousse à devenir végétarien ? Han Kang, écrivaine de Corée du Sud fait une projection intéressante ici sur le sujet. Elle a remporté le Man Booker Prize International 2016, un des prix littéraires anglophones les plus prestigieux avec son livre. Notons qu’elle a partagé son prix littéraire avec la traductrice de son livre en anglais, Deborah Smith. Traduite dans le monde entier, elle a voyagé jusqu’en Argentine pour rencontrer ses lecteurs, interloqués par ce récit tant dérangeant que beau, qui se lit vite mais se digère lentement. Le livre compte moins de deux cent pages. Il est organisé en trois parties ; chacune est centrée sur un personnage différent mais l’ensemble trace de façon chronologique l’aventure de Yeong-Hye, une jeune femme mariée et dans sa trentaine, qui rejette du jour au lendemain toute nourriture animale et s’efforce non pas seulement de devenir végétarienne, mais si possible de se transformer en végétal. Lire la suite

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L’impensable est arrivé !

man-booker-2016-the-selloutJe vous avais longuement parlé en 2013, du changement d’éligibilité du Man Booker Prize. Ce grand prix littéraire britannique, qui récompensait jusque là les livres anglophones des écrivains du Commonwealth, de l’Irlande, du Pakistan et d’Afrique du Sud venait de s’ouvrir à tous les écrivains anglophones dont les écrivains américains, à condition que leur livre soit publié en Angleterre. Inquiétude et polémiques avaient jailli de toutes parts (pour les détails de l’affaire je vous laisse consulter mon article de l’époque). Et puis le temps est passé. Mais voici que cette année le Man Booker Prize a réellement été discerné à un écrivain américain, Paul Beatty, pour son roman satirique « The Sellout » où le narrateur et personnage principal est un homme en Californie qui se lance dans la grande aventure, notamment, de ré-instaurer l’esclavage et la ségrégation.

Ce livre sera très certainement traduit et publié bientôt en français. Mais j’ai eu envie de partager avec vous une citation de Paul Beatty que j’ai extrait d’une interview récente, il s’agit là d’un conseil qu’il donnerait bien à ses élèves de l’Université de Columbia :

Ce n’est pas la peine d’écrire pour parler de tentatives de changer le monde. Prenez votre plume pour parler d’un monde qui a changé, ou qui ne change pas. Et laissez votre travail trouver sa portée.

Vous pouvez lire l’intégralité de l’article en question sur cette page du site Guernica ou écouter Paul Beatty sur l’émission radiophonique du Leonard Lopate Show, ou dans une interview de début 2016 sur l’excellente radio Npr. Tous deux sont en anglais. J’essaierai de trouver le temps de traduire l’article en français pour le porter à vos yeux. La citation ci-dessus est également traduite par moi, vous me pardonnerez mes maladresses et libertés prises !!

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Marche sans fin dévore la faim

the famished roadLA ROUTE DE LA FAIM
(The Famished Road)
Ben Okri
Éd. Robert Laffont, 1997 (v.o. 1991)
Traduit de l’anglais par Jean Guiloineau
Man Booker Prize 1991

Il est bien des écrivains nigériens contemporains à lire et à découvrir, mais on ne devrait pas passer à côté de ce récit poignant et du génie de Ben Okri qui mérite son prestigieux Man Booker Prize, me semble-t-il. Les premières pages me parurent quelque peu étranges, puis très vite le récit me fit penser à un une pièce de théâtre africaine Lire la suite

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L’ironie de la vie, quelque part

Le tigre blancLE TIGRE BLANC
(The White Tiger)
Aravind Adiga
Éd. Buchet Chastel, 2008
Traduit de l’anglais par Annick Le Goyat
Man Booker Prize 2008

Il y a quelques années j’avais lu un livre qui brossait avec brio un tableau effrayant de l’Inde contemporaine, en n’omettant ni les horreurs de l’injustice sociale et du système de castes ni celles de la pauvreté extrême dans les zones urbaines, sombre et triste… C’était «L’équilibre du monde » de Rohinton Mistry. La vision donnée par ce livre était si profondément accablante que j’avais grand mal à conseiller le livre autour de moi, tant il promettait une semi-dépression assurée à son lecteur… ! Le Tigre blanc réussit ce tour de force de nous transmettre l’information identique sans se déparer un instant de sa légèreté enjouée. Je vous recommande donc ce livre sans hésitater.

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Irréversible

The Sense of an EndingUNE FILLE, QUI DANSE
(The Sense of an Ending)
Julian Barnes
Ed. Mercure de France, 2013 (v.o. 2011)
Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin
Man Booker Prize 2011

Écrivain britannique largement traduit en français Julian Barnes a remporté le Man Booker Prize 2011 avec ce titre. Voyons, que pourrais-je dire de ce livre ? Sommes-nous confrontés au récit d’une vie ? S’agit-il d’une anecdote naïvement brossée, qui par effet de ricochet inversé dans le temps aura le don de transformer le regard que le narrateur portait sur sa vie et sur lui-même ? Ne serait-ce surtout un nouveau Portrait de Dorian Gray où l’on commence par rencontrer et examiner le personnage peint sur le tableau avant de se trouver subitement face au réel authentique défiguré personnage du tableau égaré, enfoui dans l’antre du grenier, oublié de longue date jusque par son modèle ?… Lire la suite

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