Qui suis-je?

sumo-fighterSouvent je réponds à cette question en disant « je suis une lectrice avant tout ». Un lecteur tente de lire la vie chaque jour, et la mettre en pratique chaque jour. En cela mon essence est Le Thé. Car la pratique du thé n’est rien d’autre qu’une manière de vivre.

Un moine demanda un jour à son maître : « Peu m’importe ce que la Voie me réserve, quelle est-elle ? » Le maître lui répondit : « La Voie est ta vie quotidienne. »

Aussi quelque soit le lieu où l’on habite, le métier que l’on exerce, l’entourage que l’on se crée, les activités et loisirs que l’on se donne… on ne se définira pas dans ses « faire » mais son « Être ».

Cela n’aurait donc aucun sens que je vous déroule mon curriculum vitae. Je fais partie de ces profils, de plus en plus répandus de par le monde, qui naviguent entre deux eaux en tentant de ne pas se laisser submerger, ni de noyer malencontreusement l’autrui ! Garder le cap entre plusieurs identités culturelles, garder le cap entre un appel du coeur et des nécessités de plus en plus exigeantes dictées par notre monde capitaliste et internationalement connecté, garder le cap entre la bonté et l’efficacité, l’humilité et la réussite ; garder le cap surtout entre être soi et être comme tout le monde… Vaste programme bien entendu qui ne laisse nulle âme en paix de nos jours qui que nous soyons, où que nous nous trouvions.

Pourrais-je être plus précise, me direz-vous, dans la présentation de mon histoire ?!

Je suis née en Orient, ai grandi en Occident. Mon coeur est ainsi oriental, ma tête très occidentale. J’ai appris la vie de mon grand-père, aux côtés de qui j’ai grandi dans les tendres années de mon enfance. Une vie de poésie, une vie de contes, de légendes et de beauté. Cet homme nous racontait la pomme, nous disait le vers de la pêche, nous ouvrait les yeux sur les boutons de rose ; la politique même, relatée par lui, prenait la saveur de l’aventure la plus romanesque qui fût. La vie, telle qu’elle me fut enseignée par lui, valait la peine d’être vécue pour la générosité, pour l’hospitalité et pour l’honnêteté seuls. Le bonheur, lui, découlait du dire susurré à nos sens par le parfum d’une fleur ou la rosée du matin.

 

Vous pouvez retrouver Kimamori sur twitter à l’adresse @y_kimamori

*Je ne sais de qui est cette photo, charmante, mais elle se présente sur ce site.
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