J’irai au bout de ma peine

The unlikely pilgrimage ofLA LETTRE QUI ALLAIT CHANGER LE DESTIN D’HAROLD FRY ARRIVA LE MARDI…
(The Unlikely Pilgrimage of Harold Fry)
Rachel Joyce
Xo édtions, 2012
Traduit de l’anglais par Marie-France Girod

Un premier roman que j’aurai acheté à l’aéroport sans en attendre davantage que l’agrément apporté par un bestseller lu dans l’avion. Rachel Joyce est animatrice de radio mais on peut la féliciter pour ce premier roman et l’on ne s’étonnera pas qu’il ait gagné tant d’adeptes.Le thème central du récit étant la marche, je m’étais laissé tenter sans trop d’hésitations. La structure du récit et les caractéristiques de l’histoire m’ont fait penser à « La Terrible Vie privée de Mr. Sim » de Jonathan Coe. Ici comme là nous avons un homme mûr qui fait le chemin de parcourir et chercher à comprendre sa vie et ses relations avec les plus proches membres de sa famille. Chez Coe on trouvera remarquables la qualité littéraire et l’analyse de la société actuelle alors qu’ici nous sommes confrontés à la force de l’émotion, qui, croyez-moi, parvient à tirer des larmes aux plus endurcis des lecteurs. Le personnage principal se laisse guider par sa quête ; quête qui le dépasse et le porte. Harold Fry reçoit une lettre d’une amie perdue de vie depuis vingt ans lui annonçant qu’elle est atteinte d’un cancer et vit les phrases terminales de sa maladie. Sans avoir prémédité son projet Harold se lancera alors dans une marche qui devra le mener de l’extrémité sud de l’Angleterre à l’extrémité nord du pays ; cette marche qui aura pour objectif de motiver l’amie malade à lutter contre la maladie mais se transformera en une quête personnelle.

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