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« Le pont » de Victor Hugo, lu par Dominique Olivieri

J’avais déjà lu ce poème. Oui, bien-sûr. Mais alors j’ai écouté la lecture à voix haute de Dominique Olivieri. J’ai été transportée. Je me suis dit alors que je l’entendais pour la première fois. Une lecture plus profonde, plus vaste, m’avait été offerte par la grâce de sa voix. Je vous invite à faire la même expérience que moi… Dominique …

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La pomme de terre, de Francis Ponge lu par Sylvie Duchêne

Vous aviez écouté au début du mois dernier Sylvie Duchêne nous lire un poème d’Arthur Rimbaud (Au Cabaret Vert). Et vous allez vous réjouir de l’entendre de nouveau. Mais cette fois c’est une autre forme de poésie qui s’offre à nous…. Francis Ponge, nous connaissons ses écrits. Et nous sommes plus d’un à avoir un goût pour ses mots savamment …

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Poème « Doux baiser » de Patrice Alloin, lu par lui

Lire à voix haute est un art. Lire un poème est encore un autre art. Mais lorsque celui qui a écrit le poème, peut s’insérer pleinement dans l’émotion de ses vers, qu’il a ressentis et portés en lui avant de les poser sur le papier, très vite la chose prend vie… Vous le savez, depuis le lancement du Journal Audio …

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La marquise, de Jean-Louis Nezan lu par Brigitte et J-L Nezan

La semaine dernière vous avez écouté Jean-Louis Nezan lire son poème Je voudrais, et avez admiré l’illustration de Brigitte Nezan qui l’accompagnait. Aujourd’hui nous allons nous laisser transporter par un poème lu par Brigitte et Jean-Louis Nezan. Légèreté, finesse et harmonie nous accueillent. À la fin de l’enregistrement nous verrons un tendre sourire qui se sera posé sur nos lèvres …

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Un Cabaret Vert d’Arthur Rimbaud, lu par Sylvie Duchêne

Quoi de plus doux, mes chères lectrices et mes chers lecteurs, qu’un poème lu… Car si la lecture à voix haute d’un roman n’est pas chose impossible, le poème, lui, se laisse plus difficilement pénétrer… Sylvie Duchêne, à l’âme poétique et à la douceur radieuse est une lectrice audio aguerrie. Je la remercie humblement de nous offrir de petits trésors …

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Je voudrais… poème de Jean-Louis Nezan, illustration de Brigitte Nezan

La poésie ouvre un chemin vers la liberté, d’être, de penser, de voyager. Et cette liberté, Jean-Louis Nezan sait si bien la mettre en mots. Mais nous avons cette grande chance, ici, d’entendre un de ses poèmes lu par lui. Et sa voix pétillante et dansante nous dit tout autant la liberté. Ce n’est pas tout ! Je suis depuis …

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Poèmes d’Anne Hébert, lus par Angela Nicolai

Peut-être que, comme moi, vous ne connaissiez pas la poétesse canadienne Anne Hébert, avant d’ouvrir cette page. La magie de la vie se révèle dans des moments inattendus, tels durant une période de confinement. Remercions ensemble Angela Nicolai pour avoir pris l’initiative de nous proposer cette lecture audio, et ces deux poèmes que vous allez découvrir. Sa voix est riche …

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« Les compagnons dans le jardin », René Char et Zao Wou-Ki

J’ai eu la chance de voir les tableaux de Zao Wou-Ki, un jour, exposés dans un musée. Ce n’était pas une très grande exposition, et certes pas une rétrospective globale de son œuvre. Mais c’était amplement suffisant pour que je sois touchée par sa peinture. J’aurais pu passer des journées entières assise devant chacun des tableaux exposés. J’ai passé un …

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Je suis Personne, Emily Dickinson

Voici un de mes poèmes préférés… Je suis Personne ; et vous ? Êtes-vous Personne aussi ? Dans ce cas, nous faisons la paire ! Chut ! On pourrait nous trahir – qui sait ! Être Quelqu’un, que c’est morne ! Que c’est commun de coasser son nom Tout au long de juin Au marais béat ! Emily Dickinson (1830-1886) …

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Une nouvelle année !

Je vous souhaite une très belle et heureuse année 2019. Qu’elle soit riche de lectures plus surprenantes et plus merveilleuses les unes que les autres, à l’image des douces vagues de la photo ci-dessous, prise aujourd’hui, le 1er janvier 2019 ! Certains parmi vous suivent mes chroniques depuis 2010, d’autres ont découvert mes articles avec l’arrivée du Journal Littéraire du …

« Il ennoblit le sort des choses les plus viles »

Baudelaire nous a dit… « Quand, ainsi qu’un poète, il descend dans les villes, Il ennoblit le sort des choses les plus viles, » Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures Les persiennes, abri des secrètes luxures, Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés, Je vais m’exercer …

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Le petit caillou

Heureux le petit caillou Vagabondant seul sur la route Sans se soucier des carrières Ni craindre les exigences. Son habit brun élémentaire, L’univers l’emprunte au passage. Indépendant, tel le soleil, il luit sociable, ou solitaire Et remplit le décret divin En toute simplicité. Emily Dickinson, traduit de l’anglais par Christian Bobin Peinture Pierre Soulages ***   **   *** Et voici les …

La rêverie

Pour faire une prairie, prenez un trèfle et une abeille Un seul trèfle, une seule abeille. Et  de la rêverie. Mais la rêverie seule suffira, Si les abeilles se font rares. Emily Dickinson Jean Tinguely Vous me pardonnerez les libertés que j’ai prises en traduisant le poème. Le voici  dans sa version originale : To make a prairie it takes …

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“Je trouve à boire et à manger en moi”

Il n’y a pas de suite dans mes idées Quand j’ai fini la cathédrale je compose la symphonie Ensuite j’apprends et je torture J’envoie les régiments et je conçois le pont En chinois j’écris aussi et j’assèche le marais Puis je danse le tango, je rassemble la flotte Je peins la pomme de mille façons mais si souvent que je …

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“Où est l’oeil de la terre…”

La parfaite douceur est figurée au loin à la limite entre les montagnes et l’air : distance, longue étincelle qui déchire, qui affine Tout un jour les humbles voix d’invisibles oiseaux l’heure frappée dans l’herbe sur une feuille d’or le ciel à mesure plus grand Les chèvres dans l’herbage sont une libation de lait Où est l’œil de la terre …

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Je te l’ai dit

Je te l’ai dit pour les nuages Je te l’ai dit pour l’arbre de la mer Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles Pour les cailloux du bruit Pour les mains familières Pour l’oeil qui devient visage ou paysage Et le sommeil qui rend le ciel de sa couleur Pour toute la nuit bue Pour la grille des …

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“Nul besoin d’acheter la montagne”

Qui se repose au sein des nuées blanches N’a nul besoin d’acheter la montagne. Le val est-il pentu, prends un bâton, La montée rude, agrippe les lianes. Les pins resteront verts au fond des gorges, Au bord des eaux se marbreront les roches. Les liens brisés, tu n’auras plus d’amis, Mais au printemps le concert des oiseaux. Han Shan La …

Prendre le temps de vivre !

Comme se lovent les montagnes ainsi serpentent les ruisseaux, Les eaux, les monts c’est bien joli, si l’on est libre de flâner ! Mais quand le voyageur pressé talonne un soleil en déclin, Corbeau, ce n’est point ton affaire de le bousculer davantage ! Poème de Yang Wanli Image provenant de l’Atelier de peinture Les Couleurs de Nath

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La Liberté

Elle est venue par cette ligne blanche pouvant tout aussi bien signifier l’issue de l’aube que le bougeoir du crépuscule. Elle passa les grèves machinales; Elle passa les cimes éventrées. Prenaient fin la renonciation à visage de lâche, la sainteté du mensonge , l’alcool du bourreau. Son verbe ne fut pas un aveugle bélier mais la toile où s’inscrivit mon …

Multiple est beau !

Dans la multiple rencontre faisons à tout sa part, afin que l’ordre se montre parmi les propos du hasard. Tout autour veut qu’on l’écoute -, écoutons jusqu’au bout ; car le verger et la route c’est toujours nous ! Rainer Maria Rilke Et les fleurs, sont des volubilis bien-sûr… … vous vous rappelez la naissance de Kimamori ?

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Toujours l’eau coule…

Au fond de l’eau plonge le clair de lune Par-dessus l’eau flotte le clair de lune Dans l’eau qui coule la lune est immobile Que la lune s’éloigne toujours l’eau coule. L’Ermite de Jibei Illustration de Pat Perry

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Unité

Par-dessus l’horizon aux collines brunies, Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies, Se penchait sur la terre à l’heure du couchant ; Une humble marguerite, éclose au bord d’un champ, Sur un mur gris, croulant parmi l’avoine folle, Blanche épanouissait sa candide auréole ; Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur, Regardait fixement, dans l’éternel azur, Le grand astre …